Madame Dati, bougez vous utilement. Il est déjà bien tard !!
Je laisserais le style et les jeux de mots de côté dans ce billet. Je regardai, ce soir jeudi 20 novembre 2008, l'excellente émission "envoyé spécial" sur France 2.
Par mon activité, je suis amené, pas exclusivement grâce au ciel, à fréquenter des établissements pénitentiaires (maison d'arrêt, centre de détention ou centrale).
Je n'étais pas sans connaitre, à l'abri du tranquille et sécuritaire parloir où je peux être amené à visiter des détenus ou prisonniers, les problèmes importants qui se posent dans les cellules.
Mais ce soir, je suis effaré d'apprendre évidemment, le meurtre d'un jeune prisonnier, de 19 ans, par son codétenu de cellule, et la passivité complice, sous couvert de surpopulation, de l'administration pénitentiaire, de ses agents, du ministère de la justice, du ministre de la justice et de l 'État (par conséquent aussi un peu moi qui me sens aussi coupable que responsable).
Jéremy, pour ne citer que lui, parmi des milliers d'autres, mais parlons de lui tellement son cas est insupportable, a été abattu par un malade psychotique, son codétenu, connu et reconnu, pardon, cette allitération est de pur hasard, de tous les services qui l'ont laissé en sa compagnie, malgré la lettre écrite (eh oui c'est la procédure française pour voir un médecin, même en urgence, ou signaler un risque imminent) tendant à demander, avec urgence, panique et angoisse, son changement rapide de cellule.
Lorsque Jéremy, en pleine nuit, a été tué par cette brute, "compagnon de cellule", de nombreux autres prisonniers voisins ont tapé, en entendant ce qui était en train de se tramer, derrière les portes de l'enfer.
Malheureusement, la loi française n'autorise pas, la nuit, les surveillants à ouvrir les cellules, mais, ils doivent faire appel au surveillant en chef, pourtant de garde cette nuit là.
Après son meurtre, malgré tous les appels au secours, je cite quelques extraits de la lettre laissée par Jérémy et trouvée, le lendemain, dans la poubelle de sa cellule après son décès :
"s'il vous plait, changez moi de cellule, je suis en danger, S... se lève la nuit, me vole mes affaires, m'attache, me fait endurer des sévices sexuels....svp à l'aide..."".
Nombreux étaient les employés de l'administration à connaître le problème et les risques encourus par Jérémy. Les risques encourus....
Aucun d'eux n'a levé le petit doigt pour éviter ce malheur. Certains sont passés en conseil de discipline et ont subis des sanctions... La belle affaire face à un jeune homme torturé à mort.
Sachez, justiciables, que vous pouvez attaquer, personnellement, pour non assistance à personne en danger et homicide "involontaire" - on ne doit jamais obéir à un ordre illégal, même provenant d'un supérieur (c'est la loi) - tout agent de l'établissement, pourquoi pas madame le ministre, selon la procédure adéquate, s'il est établi qu'elle avait, il serait impensable que non, à peine d'irresponsabilité et incompétence de sa part, connaissance de la situation.
Vous pouvez attaquer, également, l'état, pour défectuosité du fonctionnement du service public de la justice aux fins d'obtenir des dommages intérêts, mais quel intérêt pour la maman de Jérémy d'obtenir de l'argent, alors qu'elle se tord de douleur, vous entendrez, elle hurle à mourir elle aussi et traite, à juste raison, les responsables et coupables de "salauds".
Madame, monsieur et tous ceux qui êtes concernés, saisissez la justice pénale et faites renvoyer les responsable en prison.
Mais je doute que madame DATI, si elle devait s'y rendre, soit accompagnée de ce type d'individu en cellule.
Laissons là tranquille, seule à son triste sort, de vert vêtue, elle seule me comprendra, car bientôt, par le mal qu'elle a fait aux magistrats, aux avocats et à l'institution judiciaire elle même, elle deviendra, très vite, un commun des mortels.
Ne crions pas "haro sur la bête", elle gémit déjà. Vous n'entendez pas ?
Moi, j'entends Jéremy pleurer et se tordre de peur et de douleur dans le digne silence de son "oreiller", pas vous ?
Cosinus.