Bonnes découvertes

Publié le par cosinus

Deux bouquins, lus récemment : l'un, dont je ne connaissais même pas l'auteur (1), l'autre dont je ne connaissais pas le titre (2).

1) L'homme qui marchait sur la lune. (Howard McCord, publié chez Galmeister).

William Gasper, un homme qui, depuis cinq ans, arpente inlasablement la lune, "une montagne de nulle part" en plein coeur du Nevada ? Déjà étrange.

De ce marcheur solitaire, personne ne sait rien. Est -il un ascète, un promoteur mystique, un fugitif ?

Tandis qu'il poursuit son ascension, ponctuée de souvenirs réels ou imaginaires, son passé s'éclaire peu à peu : ancien tueur professionnel pour le compte de l'armée américaine, il s'est  fait de nombreux ennemis. Parmi lesquels, peut être, cet homme qui le suit sur la lune ?

Entre Gasper et son poursuivant s'engage alors un jeu de chat et de la souris.

Je n'en dirai rien de plus - il y a des bonheurs dont il faut profiter sur l'instant - voici un roman étonnant et inclassable. Génial tout simplement.

Ps : Howard McCord, nous dit le quatrième de couverture, "est né en 1932, au Texas. Vétéran de la guerre de Corée, il l'auteur  de récits distingués par plusieurs prix prestigieux aux États - Unis..."

2) Face au ténèbres, chronique d'une folie. (William Styron. Pour faire plaisir au subversif, cf. son blog référencé, je tenterai, un jour, d'écrire quelques mots sur W. Styron qui, comme beaucoup de génies de la littérature, trop souvent torturés, s'est volontairement donné la mort).

Écrit par l'auteur du choix de Sophie, je me bornerai à reproduire "le résumé" du quatrième de couverture (Folio - Gallimard, 1990 pour la traduction française) de Philippe Sollers.  (je déteste les romans de P. Sollers).

Nous ne croyons pas à l'enfer, nous sommes incapables de l' imaginer, et pourtant il existe, on peut s'y retrouver brusquement au delà de toute expression. Telle est la leçon de ce petit livre magnifique et terrible.

Récit terrible d'une dépression grave, avec son cortège d'angoisses, d'insomnies de "rafales dévastatrices", de tentations de suicide, il nous montre pour la première fois ce qu'est réellement cette "tempête des ténèbres" intérieure qui eut frapper n'importe qui à chaque instant, mais peut être plus particulièrement certains écrivains, ou artistes, Heminguay, Virginia Woollf, Romain Gary, Primo Levy, Van Gogh : la liste de ce proies distinguées de l'ombre serait longue.

Enfer, donc, comme celui de Dante, douleur sans autre issue que celle de l'autodestruction, état de transe incommunicable que ne soupçonnent pas les autres, pas même les psychiatres.

Pourtant, la guérison est possible, on peut en tirer une connaissance nouvelle.

Avec précision et courage, le grand romancier qu'est Willian Styron plaide ici à la fois pour une meilleure compréhension de notre prochain, abîmé dans l'horreur, et contre le goût du néant qui nous guette tous."

Cosinus.

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Publié dans Livres

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